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.::. Recensement des tornades en Charente .::.
     
 
I - Introduction

Précisions sur la zone et les tornades listées :

      • La zone étudiée concerne le territoire des deux Charente (départements 17 et 16) à une exception près : la trombe survenue à Épannes dans les Deux-Sèvres. Sachant qu’à un cas près, toutes les tornades listées se concentrent sur un territoire d’environ 10 000 km2 englobant grosso modo les 4/5èmes nord du 17 et la moitié ouest du 16.

      • Les tornades listées ici sont le plus souvent celles dont l’intensité a été suffisamment forte pour être remarquée et (ou) causer des dégâts. Quant aux tornades F0 qui sont plus nombreuses que leurs consœurs, elles passent la plupart du temps inaperçues.

      • Pour la Charente-Maritime, on va trouver les trombes déjà recensées et figurant sur la liste officielle, auxquelles s’ajoutent les différents évènements (trombes avérées et trombes probables) dont mes recherches personnelles ont fait remonter l’information, et qui constituent l’intérêt principal de cette étude.
En revanche, pour la Charente dont je n’ai étudié que les trombes recensées, on ne trouvera que ces dernières (au nombre de 3).



Vocabulaire employé :


      • Tornade recensée : événement figurant déjà dans la liste officielle établie par J. Dessens et F. Paul avec classement déjà effectué sur l’échelle de Fujita.

      • Tornade avérée : tornade sûre (vue et décrite, ou alors ayant laissé des traces vraiment caractéristiques) mais qui n’est pas encore recensée et (ou) pour laquelle il m’a été impossible d’obtenir un document écrit.

      • Tornade probable : événement pour lequel de nombreux critères font sérieusement pencher pour une tornade mais sans qu’il n’y ait de preuve absolue, ou pour lesquelles un détail doit être vérifié…

      • Tornade possible : événement dont certains éléments pourraient faire penser à une tornade, mais sans que l’on puisse en être sûr.
NB : Les citations des témoins ou des journalistes ont été mises entre guillemets.

 



II - Tornades anciennes



Date : juillet 1783, vers 19 h
Lieu : paroisses de St Mauris le Girard et Entigny, diocèse de La Rochelle (17)
Force : F0


Description
Des paysans ont vu descendre 3 colonnes, partant de 3 nuages divisés et qui ont très vite relié les nuages à la terre. Le bruit est décrit comme ressemblant à celui d’une voiture sur le pavé, voire à celui du canon. On a vu les arbres se ployer à se rompre au passage des trombes. L’eau des rivières aurait été pompée avec « une rapidité et un bruit étonnant ».


Remarques
C’est la toute première tornade dont on ait trouvé la trace. Je l’ai classée en « recensée » mais en fait je ne suis pas trop sûr qu’elle le soit réellement. Les noms de lieux correspondent aux divisions « administratives » de l’époque, diocèse et paroisses. Je n’ai jamais pu retrouver ces noms sur la carte actuelle.


Tornade recensée (?)



Date : 7 novembre 1840
Lieu : Varaize, Mazeray, St Pierre de Juillers, St Martin de Juillers, Fontenet, et quelques communes des Deux-Sèvres
Force : F3


Description
Durant un très violent orage, une tornade qualifiée « d’épouvantable » par les témoins, d’une largeur d’environ 120 mètres, s’est formée à Mazeray et a parcouru toutes les communes citées ci-dessus jusque dans les Deux-Sèvres (plusieurs dizaines de kms). Tous les arbres ont été arrachés ou coupés par torsion. Les troncs transformés en projectiles ont frappé et détruit les maisons. Des objets tels que des bûches ou même une pierre de taille ont été transportés sur de longues distances (« un quart de lieue »). Un moulin à vent a été entièrement démoli. La plupart des toitures ont été arrachées (une charpente enlevée et transportée à 50 mètres). Un château a été gravement endommagé avec la partie supérieure de certains bâtiments carrément emportée.
Un village, Gatineau, a été presque entièrement détruit. Les habitants voyant arriver la tornade ont pu fuir à temps et se réfugier dans les villages voisins.
Le journal (L’Écho de l’arrondissement de St Jean d’Angély du 24 novembre), précise que « depuis le 7 de ce mois, il ne s’est pas passé un seul jour sans orages accompagnés d’averses et de grêle. »


Remarques
Cette tornade a donc inauguré la première véritable série de recensements. Je suppose que sa forte puissance a du inciter les autorités administratives à s’intéresser de plus prés à ces phénomènes, et les journaux de l’époque à en parler.


Tornade recensée.



Date : 3 octobre 1851, vers 9 h du matin
Lieu : St Jean d’Angély (17)
Force : F2


Description
D’après l’Indépendant de la Charente Inférieure, « … une trombe épouvantable est venue fondre sur St Jean d’Angély, où elle a causé de grands dommages, notamment à l’Hospice ». Nombreux arbres arrachés ou brisés. La trombe atteint les bâtiments de l’hospice, dont les murs sont endommagés, des grilles arrachées et renversées, des dalles tordues. Certains détails auraient même permis de deviner le sens de rotation de la trombe. Des témoins rapportent que les ardoises arrachées et emportées dans la tornade ressemblaient à un vol d’oiseaux dans le ciel. Plusieurs personnes ont été roulées sur le sol et une charrette poussée « à la vitesse d’une locomotive ». Un homme a été enlevé à plus de 2 mètres de hauteur par le tourbillon. On a trouvé des tuiles, des ardoises et des débris d’arbres à plus d’un km de la ville.
La tornade se serait dissipée à 4 km environ de Saint Jean d’Angély dans une prairie. Elle n’a fait, heureusement, que « contourner la ville et l’extrémité des faubourgs ».


Tornade recensée.



Date : 10 juin 1856, vers 16 h 30
Lieu : La Bénâte (17)
Force : F1


Description

L’atmosphère était dite « chargée d’électricité ». La trombe s’est formée au nord-ouest de La Bénâte, à 2 km environ du bourg. Ses mouvements onduleux ressemblaient à ceux d’une banderole par vent léger et sa couleur était celle d’une fumée claire. Elle aurait duré 10 à 15 min (?) et aurait parcouru 8 kms (??). Arbres brisés parfois à la racine, toitures arrachées ou enfoncées. Pas de blessés, car les gens à son passage ont eu le réflexe de se jeter au sol et de s’y tenir couchés. Ceux qui étaient chez eux ayant calfeutré toutes les issues et tenu leur porte qui tremblait. « Elle a enlevé la toiture de la maison du sieur Daubigné à Bénâte et un mur de clôture […] Un noyer énorme a été arraché et jeté à plus de 20 m de distance. Toute une basse-cour aurait disparu sans laisser de traces. » (Tablettes des Deux Charentes)


Tornade recensée.



Date : 21 août 1856, vers 7 h du matin
Lieu : la Couarde (17)
Force : F1


Description
Une trombe marine qui atteint la plage et s’enfonce dans les terres, soulevant un nuage de sable et de feuilles de vignes. Cause des dégâts à un moulin en faisant tourner 2 fois ses ailes, et renverse un mur. Un voyageur qui s’était mis à l’abri derrière ce mur aurait été blessé à la tête par des débris de tuile, planches, pierres… Une femme à cheval a été saisie et roulée par le tourbillon, sa coiffe retrouvée à 300 mètres de là, et le cheval ayant pu s’enfuir, indemne. Arbres déracinés, murs renversés, toitures endommagées. On a décrit la tornade comme « allant par bonds, tantôt filant droit et horizontalement, tantôt se tordant comme une anguille, tantôt se roulant en nœuds […] elle ressemblait à un long tuyau blanc sur un fond noir […] en se mouvant elle faisait un bruit semblable à celui d’une mer agitée. » (Echo Rochelais). Après avoir parcouru 3-4 km, elle se serait dissipée un peu avant d’arriver dans le Pertuis Breton.

Tornade recensée.




Date : 11 juin 1863
Lieu : La Rochelle (17)
Force : F1


Description
Temps agité et tempétueux depuis déjà plusieurs jours sur les côtes.
« Dans la soirée du 11, une trombe venant de la mer a détruit, sur son passage, toutes les baraques en bois des bains […]. Tout a été brisé en mille pièces et les morceaux, jetés dans différentes directions, ont été retrouvés à une distance de 100 m. Le tourbillon a également brisé la croix de pierre surmontant la porte principale de l’église St Jean. Des cheminées, des toitures de magasin ont été renversées, et les tuiles et les briques qui tombaient dans la rue auraient pu causer de nombreux accidents. » (Le Novelliste de La Rochelle)

Remarques

C’est la dernière tornade de cette première série de recensements.

Tornade recensée.





Date : 1939
Lieu : environs de Ruffec
Force : ?


Description
Deux témoignages qui m’ont rapporté le cas de cette tornade qui aurait eu lieu en 1939 et « aurait été jusque dans la région de l’ouest de Ruffec » d’après un témoin. L’expression laisse supposer un trajet plutôt long. Pas plus de renseignements pour l’instant.

Remarques
C’est la première tornade à émerger de cette période de « silence » de plus d’un siècle qui sépare la F1 de 1863 (La Rochelle) de la F4 de 1971 (La Rochelle). Mais beaucoup de vérifications restent à effectuer avant de se déterminer définitivement sur ce cas.

[On remarque donc qu’un trou énorme de 108 ans sépare cette dernière trombe dite ancienne (1863) de celle qui a inauguré la deuxième série de recensements, en 1971.
Bien sûr, on se doute que les évènements violents n’ont pas fait la grève entre-temps. Le cas de cette dernière tornade de 1939 (v. plus haut) en atteste.
Mon arrière-grand-mère nous avait raconté un jour avoir vécu quelque chose de très violent dans les années 1898 environ (grosse tornade, violent coup de vent très localisé, ou alors ouragan étendu genre tempêtes de 1999 ? Elle ne nous en dira malheureusement jamais plus). Un des témoins de la tornade de Haimps évoque également une très grosse « tempête » survenue en 1950… A mon avis, pour expliquer ce trou, il faudrait chercher au moins autant du côté des aléas de la médiatisation que du côté des aléas climatiques. D’ailleurs, chacune des 2 séries de recensements a été inaugurée par une tornade de forte puissance (la F3 de Varaize en 1840, et la F4 de La Rochelle en 1971), ce qui laisse supposer à chaque fois un réveil médiatique et administratif.
D’autre part, je vous fais part ici d’une petite remarque qui n’engage que moi : dans les cimetières attenants à l’église d’Aulnay (NE du 17) ainsi que dans une petite église champêtre du même coin, les tombes anciennes sont pour la plupart détruites, les pierres tombales fracassées, brisées en deux… Un dépliant touristique présentant l’église d’Aulnay évoque le fait mais sans donner davantage d’explications. Étant donnés la similitude avec les dégâts causés au cimetière de Matha par la tornade de 75 (certaines tombes anciennes restées telles quelles depuis) et ceux identiques causés dans le cimetière de Tournay en 99, peut-être ces tombes anciennes ont-elles été endommagées par d’anciennes tempêtes ou tornades et n’ont jamais été restaurées depuis ? Une hypothèse émise sous réserve de vérification bien sûr.

 



III - Années 70

Date : 25 janvier 1971 à 9 h 10
Lieu : La Rochelle (17)
Force : F4


Description
« Un mort, dix blessés, 46 sans-abri, des voitures endommagées en quelques secondes à La Pallice, la tornade a tué. » (L’Aurore, 26 janvier 1971). La situation météo est très tempétueuse sur les côtes atlantiques du centre-ouest (Bordelais, Charente…).
Une trombe marine s’était formée à proche distance du port de La Pallice. Elle a gagné le port en inondant les quais. « Le bruit ressemblait à celui d’un train emballé, et on apercevait dans le tourbillon des matériaux divers ». De nombreuses maisons et entreprises ont eu leur toiture arrachée. « Des projectiles (tuiles et matériaux) […] ont frappé les vitres des immeubles ». « Des autos étaient soulevées et s'envolaient dans les airs comme des jouets ». Des centaines de voitures en stationnement ont été déplacées de plusieurs mètres par le souffle et pour certaines, complètement laminées. L’avenue Jean Guitton a souffert (tuiles, moellons, tôles tordues disséminés, poteaux et arbres déracinés…). Un bâtiment entier (sans structure interne) aurait été soulevé en bloc de plus d’un mètre avant de retomber en volant en éclat Un homme sorti pour voir les dégâts faits par la chute de grêle qui avait précédé a été surpris et soulevé à plusieurs mètres par le tourbillon et a eu le crâne fracassé.
Le gouvernement et le maire de La Rochelle ont du faire reloger rapidement les onze familles sinistrées, qui ont été hébergées en attendant dans des hôtels.

Tornade recensée.


 

Date : 25 janvier 1971 (quelques heures après la trombe de La Rochelle)
Lieu : Aigonnay (79)
Force : F1 ?

Description
Alors qu’ils s’apprêtaient à regarder la télé pour prendre des nouvelles des sinistrés de La Rochelle, les habitants d’Aigonnay, petit village situé à quelques dizaines de km au nord de la Charente Maritime et à l’ouest de Niort, ont eux-mêmes subi une trombe dans leur village : toitures de bâtiments soufflées, arbres déracinés… Les habitants disent avoir vu une « boule de feu » dans un ciel d’encre.
Sources
- Article de journal (Sud-Ouest)

Tornade probable


 




Date
: 26 janvier 1971
Lieu : St Fort/Gironde (17)
Force : F1 ?


Description
Au lendemain de la F4 de La Rochelle, 2 autres tornades ont frappé l’une dans les Deux-Sèvres à une quarantaine de km au nord du 17, et l’autre à St Fort/Gironde sur les bords de l’estuaire. Des toitures envolées et dégâts notamment sur une usine d’agglomérés, tracteurs et autres engins fortement endommagés.


Tornade avérée





Date : 12 février 1972 à 11 h
Lieu : Charmé (16)
Force : F2


Description
D’après témoins, le temps était très beau en début de matinée, puis vers 11 h, de « gros nuages très noirs » ont envahi le ciel. Pluie et grêle se sont succédés, et un vent violent s’est levé.
Une tornade se serait alors formée. Elle file de Bessé vers Charmé à 3 km, traverse l’agglomération et se dissipe apparemment le long d’une voie ferrée à 2 km de là. Sur une largeur d’environ 50 m, elle a causé de gros dégâts : un garage neuf pulvérisé, une jeune femme tuée (qui était sortie pour aller dans son garage et a été frappée par les débris de sa toiture), la charpente d’une grange (40 m de long sur 8 de large) soufflée et emportée, diverses autres toitures envolées, des arbres arrachés, des fils électriques et téléphoniques coupés… Deux autres personnes ont été blessées dont l’une grièvement qui a été transportée à l’hôpital de Ruffec.


Tornade recensée

 



Date : 28 avril 1973 à 15 h 20
Lieu : La Grève / Mignon (17)
Force : F2


Description
Largeur : 80 m Longueur du trajet : 2 km
Le ciel d’orage était « complètement noir et bouché » et une averse de grêle a précédé l’arrivée de la trombe. Du fait de ce violent orage les gens avaient déjà eu le temps de se mettre à l’abri, au moment où la trombe s’est formée et a commencé ses ravages. En 2 ou 3 minutes, des toitures ont été arrachées, les tuiles « fusant de toutes part », les peupliers « pris de spasmes » et couchés à l’horizontale, un rouleau à céréales soulevé dans un champ…La mairie se retrouve entièrement sinistrée, une vingtaine de maisons sans toitures, de nombreuses lignes électriques coupées, les rues encombrées de gravats, des murs éventrés…
Heureusement, le prudent réflexe de mise à l’abri de la population aura permis d’éviter des victimes humaines.


Tornade recensée



Date : 4 juillet 1975 vers 19 h
Lieu : Matha (17)
Force : F1 forte


Description
Une colonne gris noirâtre, très large en hauteur et rétrécie en pointe vers le sol, qui a longé Matha du sud-ouest au nord-est. Largeur : 50 m. Longueur du trajet : 1 km 500 environ. Elle se serait formée au niveau du quartier de Sainte Hérie, aurait fortement endommagé des bâtiments (un hangar je crois) avant de se diriger vers le cimetière. Là, elle a détruit « en enfilade » une soixantaine de tombes dont elle a descellé les pierres tombales verticales et mis certains cercueils à nu. On aurait retrouvé dans les champs alentours des morceaux de pierre, crucifix, objets mortuaires divers projetés par la tornade… Puis passant à travers champs et causant des dégâts sur les cheminées et les toitures des maisons se trouvant sur son passage (… dont la mienne !), elle a gagné l’école où elle aurait là encore causé des dégâts. En traversant la route d’Angoulême elle aurait également renversé un poids lourd. Arbres cassés ou tordus « comme par une énorme main », champs de blé complètement aplatis. De nombreux objets transportés (dont nos 2 poubelles de jardin qu’on a retrouvées en pleine campagne, à 300-400 m de là). « Des objets assez lourds tournoyaient dans l’air » raconte un témoin.
Vacarme ressemblant à celui qu’on entend quand on est sur le quai d’une gare et qu’un TGV passe à toute vitesse sans s’arrêter (souvenir personnel au moment où la colonne de la tornade se trouvait au plus près de nous).

Remarque
- Il s’agit donc d’une tornade que des circonstances particulières m’ont permis de voir (quelques secondes) alors qu’elle venait juste de frôler notre maison.
- Fait notable : ce jour-là, le Tour de France 75 venait juste de passer à Matha dans l’après-midi, sur cette même route d’Angoulême que la tornade a traversé le soir-même … A quelques heures près, on a frôlé une véritable catastrophe !
Tornade avérée (en cours de recensement)



 

III - Années 80

Date : 14 novembre 1982 à 11 h 50
Lieu : Haimps (17)
Force : F2


Description
Largeur : 50 m. Longueur du trajet : 500 m.
Une tornade qui s’est formée au Sud-ouest de Haimps (commune de Matha), a traversé le village sur toute sa longueur, sur « à peine une minute ». D’après le maire de la commune, « elle avait l’aspect d’un gros tourbillon avec un fort bruit. Des objets volaient […] tournaient en l’air. » Nombreuses maisons et bâtiments endommagés, vitres brisées, deux toits entièrement arrachés. Nombreuses voitures écrasées, arbres cassés en leur milieu. Des tôles, planches… ont été retrouvées à des kilomètres. Des témoins racontent : « nous étions en train de discuter tranquillement à la maison, lorsque le vent s’est engouffré dans la maison, brisant des carreaux. Des cailloux et de la boue ont été projetés à l’intérieur. »
L’église du village a eu son pignon entièrement arraché et son clocher endommagé au passage de la tornade.
Enfin, un habitant qui était sorti pour fermer la porte de son hangar, s’est retrouvé coincé par la violence du vent entre sa porte et le mur, et a reçu sur lui la toiture qui s’écroulait. Transporté dans un état grave à l’hôpital de Saint Jean d’Angély, il est décédé presque aussitôt.


Tornade recensée



Date : 1er mars 1982 à 21 h 30
Lieu : Epannes (Deux-Sèvres, à quelques kms au nord de la Charente Maritime)
Force : F2


Description
Largeur : 50 m. Longueur du trajet : 5 km
Je n’ai malheureusement pas de renseignements supplémentaires


Tornade recensée

 


Date : 1985 ?
Lieu : Niort (79)
Force : ?

Description
Une tornade recensée sur laquelle je n’ai aucun autre renseignements pour l’instant. Ce cas se situe à la limite nord de la zone étudiée, c’est pourquoi j’ai fini par l’intégrer dans la liste.

Tornade recensée



Date : 15 avril 1989 à 22 h 15
Lieu : Barbezieu (16)
Force : F2 forte voire F3 ? (à vérifier, je n’ai pas l’information sous la main)


Description
Largeur : 30 mètres environ. Longueur du trajet : 1 km Durée : très brève (une minute maxi).
On est en début de soirée : en quelques secondes, une tornade assez puissante sinistre Barbezieux. Aux alentours, la toiture d’un hangar s’effondre sur une voiture et un tracteur, un arbre s’abat en travers de la route. De nombreux arbres arrachés ou détruits.
A Barbezieu même, de nombreuses habitations ont eu leur toiture endommagées aux environs du passage de la trombe, des poteaux électriques ont été abattus, et un collège privé vieux de 21 ans a vécu ses derniers instants : des tôles des toitures « projetées jusqu’à 250 m dans le ciel », un toit entier, lourd de plus de 2 t, jeté 40 mètres plus loin au milieu de la cour de récréation. Les autres tôles ont été projetées plus loin, et une maison voisine en a été bombardée. Certains murs se sont couchés « comme un vulgaire château de cartes », laissant à l’air libre le mobilier de la salle de sciences. Certaines salles de cours se retrouvent carrément sans murs ni toit. Heureusement il n’y avait personne dans les locaux sans quoi le bilan humain aurait été très lourd.
Un foyer de personnes âgées a été également touché, ainsi qu’un lotissement (ce dernier déjà victime d’une inondation lors d’un précédent violent orage). Au centre Leclerc, un panneau publicitaire a été arraché, un tivoli monté devant le magasin s’est retrouvé en partie sur une maison et dans son jardin ! Des vitrines ont éclaté…
On a comparé le résultat à celui d’un bombardement « C’était Beyrouth ». Plus de 30 interventions des pompiers (la plupart dans le centre ville) et un bel élan de solidarité ont suivi la catastrophe. En particulier durant toute la nuit, le personnel du collège aidé par des bénévoles a transporté le matériel pédagogique jusqu’au gymnase relativement épargné par la tornade (une partie seulement de la toiture envolée).


Tornade recensée



Date : août 1989, vers 16 h
Lieu : Aéroport La Rochelle-Ile de Ré (anciennement Laleu). (17)
Force : F1, F2 ?


Description
En milieu d’après-midi ce jour-là, alors que le temps était « lourd » et le ciel recouvert, un tourbillon gris-blanc de forme conique s’est brusquement formé et a parcouru l’aéroport. D’une largeur de 50 mètres environ, la tornade en une dizaine de secondes a soulevé jusqu’à 20-30 mètres de hauteur des barrières de chantier qui ont été emportées puis lâchées. Puis elle a filé vers le parking, l’a traversé et a aspiré deux avions, qu’elle a soulevés à la verticale, puis renversés sur le dos. Un troisième avion a été simplement « bousculé ».
L’article de journal emploie l’expression imagée « cheminée de sorcière » et précise que « le phénomène est connu, bien que relativement rare ».


Tornade avérée



III - Années 90


Date : août 1992
Lieu : entre La Rochelle et l’île de Ré (17)
Force : ?


Description
C’est une trombe marine* qui a évolué durant une bonne partie de l’après-midi (un dimanche) dans le pertuis. Elle a été photographiée alors qu’elle longeait le littoral en face de Sainte Marie de Ré. Photo en main, je vous la décris : plus large en partant du nuage, elle se rétrécit brusquement à mi-hauteur jusqu’à former un long tube qui plonge dans la mer. Très stable, elle a duré peut-être une heure voire plus.
Le fait que ça se soit passé un dimanche et en plein mois d’août, la stabilité de cette trombe, les nombreux plaisanciers et estivants présents ce jour-là… tout cela a bien sûr grandement favorisé ses chances d’observation, alors que la plupart de ses consœurs dans ces mêmes pertuis prennent forme plutôt en octobre novembre (d’après MF La Rochelle).


Trombe marine



Date : juillet 1995
Lieu : La Rochelle (certains quartiers) (17)
Force : ?


Description
C’est un phénomène qualifié de tornade qui a touché certains quartiers de La Rochelle sous un orage très violent. Le terme « tornade » a été employé pour le qualifier. Un mur bordant une caserne, pourtant protégé du vent par un bâtiment, a basculé d’un seul coup. Marronniers et érables « désarticulés », toitures endommagées dont celles de la cathédrale, nombreuses coupures d’électricité.
Des précipitations très importantes ont également provoqué des inondations, transformant un boulevard en « torrent d’eau » et immobilisant la circulation. Des grêlons « gros comme des billes de verre » ont frappé certains endroits extrêmement localisés et 50 cm de grêle ont dû être dégagés à la tractopelle dans une rue!


Tornade possible



Date : mi novembre 1996 à 13 h 15
Lieu : Saint Georges de Didonne (près Royan) (17)
Force : F2 forte ?


Description
Largeur : 100 m (couloir de dégâts). Trajet sur un axe sud-ouest / Nord-est.
Une tempête souffle ce jour-là sur tout le littoral charentais avec des vents étalonnés de 8 à 9 sur l’échelle de Beaufort, accompagnée d’averses violentes. Un article de journal parle aussi d’orages locaux notamment sur La Rochelle.
Sur la côte de Beauté entre st Georges de Didonne et Sémussac, une « mini tornade » aurait causé des ravages beaucoup plus importants et localisés (100 mètres de largeur et plusieurs km de long).
« Il s’agit d’une tornade qui, partant du phare de St Georges de Didonne, a filé vers le relais de la Côte de Beauté et Sémussac. » déclare le président de la Chambre Syndicale des Agents d’Assurance. Des toitures ont été entièrement arrachées, des vitres brisées (au Relais, ainsi que les magasins voisins). Nombreux arbres ont été sectionnés et des branches cassées. Plusieurs lotissements de Sémussac ont été particulièrement saccagés : 20 à 30 toitures entièrement ou partiellement soulevées. Tuiles déplacées sur des distances qualifiées d’ « étonnantes » par le journal, plusieurs charpentes gravement endommagées. Un cabanon de jardin a été propulsé à 50 mètres de son emplacement. Des lampadaires et des arbres auraient été transformés en projectiles.
« J’ai d’abord cru à un tremblement de terre » explique une habitante de Sémussac, qui précise que ça n’a pas duré plus d’une minute. Un habitant d’un lotissement de cette même commune témoigne avoir vu le tourbillon.
Pas de victime humaine heureusement. Déjà mis sous alerte de tempête, les gens seraient restés prudemment chez eux et aucun bateau n’avait pu sortir en mer.

Tornade avérée



Date : 5 mai 1997 vers 16 h
Lieu : Chabanais (16)
Force : F2


Description
Un peu avant 16 h, le ciel s’assombrit soudain et un violent orage éclate. S’ensuit un coup de tonnerre inquiétant accompagné d’une pluie soutenue. Une trombe prend alors naissance dans le centre ville de Chabanais. En quelques minutes, le vent arrache les toitures, brise les vitres, abat les arbres. Le sol de la place de la Croix blanche est jonché de tuiles et d’éclats de vitre. Au moins 80 voitures endommagées. La RN 141 se retrouve coupée par la chute d’arbres et de poteaux électriques.
La tornade s’est dirigée ensuite jusqu’à Etagnac. Au lieu-dit «Rouillac», deux personnes ont perdu le contrôle de leur voiture et ont été blessées dans l’accident. « J’étais chez un commerçant lorsque la tornade est passée. C’était très impressionnant et j’ai eu très peur. Des bidons, des branches d’arbres traversaient la place. J’ai vu les deux roues avant d’une ambulance se soulever… et l’ambulancière en sortir, hébétée !» raconte un témoin. « La pluie courait à l’horizontale » raconte un autre témoin
Nombreux foyers sans téléphone et sans électricité.
On avait enregistré une chute des pressions entre 10 et 20 hPa. Vents supérieurs à 180 km /h.

Tornade recensée

 

 

Date : 9 novembre 1997 à 13 h 25
Lieu : à quelques kms de Marans (17)
Force : F2 ?

Description
En début d’après-midi, au lieu dit La Fleur de Vendôme à quelques kms de Marans : une tornade détruit quasi intégralement la production d’un couple d’horticulteurs. Leurs deux serres ancrées par des plots en béton se sont envolées et sont passées par dessus le bâtiment d’exploitation, causant des dommages importants au niveau de la toiture, avant d’atterrir 80 m plus loin dans un champ.
Pas d’autres renseignements pour l’instant sur la tornade elle-même et les conditions météo, ni sur d’autres dégâts éventuels aux alentours.

Tornade probable



Date : Eté 1998
Lieu : Romegoux (17)
Force : ?
Description
Vers 12 h 45, une tornade très brève se serait vraisemblablement formée à Romegoux. Le maire raconte qu’il était à table, et d’un seul coup une énorme bourrasque de vent lui semble passer devant la maison, avec un gros bruit (comme celui du tonnerre). Il précise aussi qu’il y a eu une chute de grêle.
La toiture de son hangar a été aspirée et projetée aux alentours. Les piliers du bâtiment (épais de 50 cm) ont été brisés, entraînant l’écroulement de l’ensemble. Des plaques de tôles sont disséminées un peu partout, dont l’une à 50 mètres. Le toit de l’ancienne étable est percé de deux gros trous, toutes les tuiles volatilisées.
Détail amusant : d’après le maire, son cochon ne se serait apparemment aperçu de rien !


Tornade probable





Date
: 7-8 août 1999
Lieu : Puyrolland (Tournay) (17)
Force : F1 ?

Description
Largeur : entre 50 et 100 m (couloir de dégâts). Trajet sur un axe sud-ouest / Nord-est. Des toitures ont été endommagées voire entièrement arrachées. Un témoin raconte qu’un hangar avait été laissé la porte ouverte durant la nuit. Le vent d’après lui s’est engouffré à l’intérieur et a soulevé la toiture, que l’on aurait retrouvé le lendemain à cheval sur le toit d’une maison voisine. Dégâts au cimetière, analogues à ceux subis en 75 par celui de Matha : pierres tombales du cimetière descellées, soulevées et (ou) endommagées. Arbres cassés « comme des allumettes » tout le long du trajet.
C’était un énorme orage nocturne durant lequel il serait en outre tombé 70 mm d’eau en une nuit, très électrique (« on y voyait comme en plein jour », m’a dit mon témoin).


Tornade avérée




Date : 20-21 septembre 1999
Lieu : Saint Nazaire / Charente (17)
Force : ?

Description
Ces jours-là, la situation météo générale du département est fortement perturbée et on mentionne également des dégâts sur Rochefort (cimetière)…
Dans la nuit du 20 au 21, à Saint-Nazaire, un «phénomène » d’une grande violence est passé sur un axe ouest-est, sur un couloir de dégât large de quelques dizaines de mètres seulement pour un trajet estimé à 500 m environ. Personne n’a apparemment vu de quoi il s’agissait exactement (on était en pleine nuit).
Toitures envolées, une bonne partie de la salle des fêtes détruite, des cheminées arrachées, les arbres de la place du 11 novembre déracinés, des cabanons de jardin littéralement broyés... Au domicile d'un particulier, on pouvait voir un poteau (pour tendre des fils à linge) purement et simplement plié en deux, comme poussé par une main géante. On compte au total une dizaine d'interventions pour les sapeurs-pompiers de Rochefort.


Tornade probable



Date : 26 octobre 1999 vers 11 h
Lieu : Entre Saint Martin et Ars en Ré (17)
Force :

Description
Observation d’une trombe marine par un témoin chercheur du CNRS


Trombe marine

 


Date : 27 décembre 99 (lors du passage de Martin)
Lieu : probablement à plusieurs endroits du 17 (voire de France). Éléments caractéristiques relevés sur la route de Saintes par un proche de Loiré/Nie au lendemain de la tempête. Pas plus de précisions.
Force : ? Je suppose une grande puissance, suffisante pour transporter des arbres à plusieurs dizaines de mètres minimum de leur trou.


Description
Arbres vrillés sur eux-mêmes aux troncs torsadés retrouvés gisant sans que leur trou ne soit visible dans les environs, comme rapportés là. D’autres dégâts (toits soulevés d’un seul bloc apparemment en quelques secondes) font penser aussi au passage d’une « tornade » vraisemblablement plutôt puissante (F3 ?).
L’information serait à relativiser car d’après des sources sûres, des phénomènes tourbillonnaires plus ou moins forts peuvent accompagner les tempêtes sans que l’on puisse parler vraiment de tornades au sens propre (sous orage). Mais sachant que les dégâts très caractéristiques trahissent une très grande puissance du phénomène, et que d’autre part, un météophile charentais m’a signalé la présence de cumulonimbus au-dessus de nous à ce moment-là (donc a priori une situation qui serait devenue localement orageuse), …


Tornade probable


 


III - Années 2000-2010



Date : « il y a quelques années » m’a dit mon témoin en été 2004
Lieu : vers Cognac (16)
Force : ?


Description
En roulant en soirée dans les environs de Cognac alors qu’un violent orage s’était déclaré, mon témoin (un proche) a vu un tourbillon qui venait de se former et qui lui a projeté une grosse branche d’arbre juste devant sa voiture (« à un mètre » ).


Tornade probable



Date : 26 novembre 2000 vers 3 h du matin
Lieu : Les Touches de Neuillac (17)
Force : ?


Description

Largeur : 100 mètres. Longueur du trajet 1 km.
En pleine nuit, lors d’un orage venteux et pluvieux, une tornade venue de l’ouest aurait frappé Les Touches de Neuillac. Elle aurait entièrement dévasté un champ de tournesols et fortement endommagé les toitures d’une maison et de son hangar. Nombreuses tuiles envolées. Des liteaux ont été brisés. Détail curieux, la laine de verre qui recouvrait les plafonds a été repoussée contre le rebord du toit. Un morceau de ciment de faîtière est même tombé dans la chambre où dormaient des enfants, causant leur frayeur ! Le mât de l’antenne a été détruit, et un arbre de la cour n’a pas résisté à la force du tourbillon alors que, paraît-il, il avait résisté à celle de la tempête de 99.
Le propriétaire a du faire intervenir les pompiers et un maçon par la suite.
Bien qu’on parle de tourbillon dans l’article, par prudence j’ai préféré classer cette tornade comme « probable » faute d’avoir pu obtenir un témoignage direct.


Tornade probable



Date : 26 mars 2001
Lieu : Saint Xandre (17) axe Périgny - Rochefort
Force : F0 vraisemblablement


Description
Une tornade aurait été aperçue en début d’après-midi au sud de St Xandre, filant sur un axe Périgny-Rochefort. Le témoin la décrit comme « un vrai tourbillon conique dont la base traçait le sol comme la mine d’un crayon ».
L’article de Sud Ouest donne le commentaire d’un professionnel de la station MF de La Rochelle qui bien que n’ayant pas pu l’observer sur leurs écrans, confirme la probabilité de la chose. D’après lui, la situation météo locale y rendait vraisemblable la présence de tornades.
Pas de dégâts particuliers relevés.


Tornade avérée



Date : 10 juillet 2002
Lieu : Saint Georges d’Oléron (17)
Force : probablement faible


Description
Un phénomène aurait dévasté un camping créant un couloir de dégâts nettement délimité d’environ 15 mètres de large. D’après moi peut-être une trombe de très faible intensité vu l’étroitesse du couloir (peut-être un simple gros tourbillon de poussière ?). Les toiles de tente ou les piquets sont des objets qui s’envolent facilement en cas de coup de vent.
Je n’ai malheureusement pas plus de détails sur le trajet, la largeur, les dégâts occasionnés, la situation météo du jour, le bruit entendu… De même un gros doute subsiste sur le lieu exact.


Tornade probable



Date : 2002
Lieu : Saint Jean d’Angely (17)
Force :


Description
Tuba et(ou) début de rotation mésocyclonique observé dans le ciel de Saint Jean d’Angély, pendant une journée d’orage. On m’a parlé d’un « début de tourbillon dans un nuage d'orage au dessus de St Jean d'Angély, avec un ciel gris noir dans l’ensemble, et jaune-blanc au centre de ce tourbillon ».

Remarques
Comme pour les trombes marines ou les trombes très faibles, les tubas sont supposés beaucoup plus nombreux en réalité que ceux qu’on observe.


Tuba et(ou) ou mésocyclone


Date : 21 janvier 2003
Lieu : Saint Martin de Ré (17)
Force : F0 ?

Description
Dans un contexte d’instabilité orageuse, une petite tornade a touché le sol dans la commune de St Martin en Ré, causant des dégâts : tuiles envolées, vitres/carreaux cassés… Le quotidien Sud-Ouest et le journal local Le Phare en Ré ont consacré un article à cette tornade. Dans le même temps, MF enregistrait des rafales de 104 km/h à La Rochelle, 108 km/h à l’île d’Oléron.

Tornade avérée



Date : vendredi 16 janvier 2004 vers 11 h
Lieu : Fouras (village de Saunard) (17)
Force : ?


Description
Phénomène violent enregistré vers 11 h. Le journal parle de « phénomène météorologique exceptionnel ». Trajectoire sud-ouest / nord-est. Durée : 5 à 10 secondes. Pas de blessé mais des dégâts matériels « au ras du sol » selon un témoin de la mairie. L’extrême brièveté du phénomène pourrait expliquer le fait qu’il puisse s’agir d’une tornade non vue directement, même en pleine journée. Quelques dégâts matériels (2 voitures et une baie vitrée « sérieusement endommagés », tuiles qui jonchent la route de la déchetterie…) avec détails particuliers : éclats de tuile enfoncés dans un poteau téléphonique en bois, des toits qui ont eu un versant complètement détruit et l’autre versant indemne, une barque en plastique d’environ 3 m de long remplie d’eau (600 litres environ) qui a été retrouvée à une dizaine de mètres de là, retournée. Enfin, à partir d’environ 100 m après la dernière maison touchée, le paysage demeure intact, comme si rien ne s’était passé. De même à quelques mètres près hors de la limite du couloir.


Tornade probable



Date : mercredi 7 juillet 2004
Lieu : Pont l’Abbé d’Arnoult (17)
Force : F1 ?


Description
Une tornade brève s’est formée sur la commune de Pont l’Abbé d’Arnoult, et a causé des dégâts très délimités dans un couloir qu’on pouvait suivre pratiquement à la trace. Elle a entre autres arraché des toitures dont celles de l’école maternelle et celle de la tribune du stade municipal. Mais c’est surtout dans le camping que une dizaine d’arbres ont été cassés ou déracinés. L’un d’entre eux est tombé sur la tente où dormait un enfant, blessant ce dernier et causant une grande frayeur.
En début décembre, période à laquelle j’ai téléphoné pour obtenir des renseignements de première main et compléter l’article de journal (trop imprécis sur la nature de l’événement), la partie du camping dévastée était encore en cours de travaux d’élagage et de remise en état.


Tornade avérée

 

Date : dimanche 15 mai 2005
Lieu : St Germain de Marencennes près Surgères (17)
Force : F1 ? F2 ?

Description
Une tornade sous violent orage avec observation du mésocyclone associé : nuage en forme de « bouteille verticale » prolongée par la tornade, avec rotation horizontale « très rapide » (d’après le témoin qui revenait de La Rochelle et a donc vu directement la tornade). Dégâts assez importants dans le village où 2 rues ont été touchées : toitures entièrement ou partiellement détruites, plantes et divers objets projetés à distance, abris de jardin arrachés…
La tornade se serait dissipée peu après son passage dans le village, demeurant quelques secondes à 100-150 m du sol avant de remonter définitivement dans le nuage.
Mon témoin a relevé 11 mm dans son pluviomètre ce jour-là. Ce même jour, de forts orages de grêle avaient affecté le Rochelais.

Tornade avérée


 


On remarque que durant les années 90 et 2000, les cas semblent se multiplier. Augmentation réelle ou simple résultat d’une meilleure médiatisation ? La question reste entière.



 

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