charles Accro


Inscrit le: 25 Fév 2005 Messages: 994 Localisation: Le Perreux (94)
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Posté le: Ven Juil 01, 2005 2:16 am Sujet du message: Climat: un grand débat |
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WASHINGTON (AFP)
Réchauffement climatique: Bush en position difficile au G8
Le débat sur le réchauffement climatique va mettre le président américain George W. Bush en position difficile au G8, son administration refusant toujours de se rallier au protocole de Kyoto et remettant en doute les données scientifiques en la matière.
Les changements climatiques sont un "grave problème" auquel "il faut s'attaquer", a estimé M. Bush début juin en recevant à la Maison Blanche le Premier ministre britannique Tony Blair, hôte du sommet du G8 à Gleneagles (Ecosse), du 6 au 8 juillet.
Mais les Etats-Unis "souhaitent en savoir davantage", s'est-il empressé d'ajouter, douchant les espoirs de voir l'administration américaine faire des concessions.
Tony Blair, un proche allié du président américain, veut faire du réchauffement de la planète l'un des thèmes dominants du sommet qui réunira, outre lui-même et George W. Bush, le président français Jacques Chirac, le président russe Vladimir Poutine, le Premier ministre canadien Paul Martin, le chancelier allemand Gerhard Schrà¶der, le chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi et le Premier ministre japonais Junuchiro Koizumi.
Tous ces pays, sauf les Etats-Unis, ont ratifié le Protocole de Kyoto visant à faire baisser les émanations de gaz, considérées comme responsables de l'effet de serre et par conséquent du réchauffement de la planète.
Dès son arrivée au pouvoir début 2001, George W. Bush avait dénoncé ce traité, affirmant qu'il détruirait des emplois aux Etats-Unis et dénonçant le fait qu'il ne s'applique pas aux pays en développement comme la Chine et l'Inde.
Selon le Sierra Club, la principale organisation de défense de l'environnement américaine, les Etats-Unis produisent 23% des gaz responsables du réchauffement climatique pour seulement 4% de la population mondiale, et utilisent deux fois plus d'énergie que l'Europe pour un niveau de vie équivalent.
Les appels de George W. Bush à limiter la consommation d'énergie américaine répondent davantage à la hausse des prix de l'essence et à des soucis d'indépendance énergétique nationale qu'à des préoccupations écologiques.
Il a présenté à cette fin en juin 2001 une loi sur l'énergie qui est toujours en discussion au Sénat.
Elle prévoit le développement d'énergies alternatives comme l'hydrogène, une plus grande utilisation du "charbon propre" et la relance de la construction de centrales nucléaires, gelée aux Etats-Unis depuis 1979.
La loi ouvre aussi à l'exploitation gazière et pétrolière la réserve écologiquement protégée de l'Alaska, au grand dam des écologistes.
Ceux-ci dénoncent les liens entre l'administration Bush, notamment le vice-président Richard Cheney, et l'industrie pétrolière.
M. Cheney dirigeait, avant de devenir vice-président, l'entreprise de services pétroliers Halliburton. Il a toujours refusé de publier la liste des experts consultés pour rédiger la loi sur l'énergie.
La récente affaire mettant en cause un conseiller de la Maison Blanche pour l'environnement, Philip Cooney, illustre ces liens très étroits. Ancien lobbyiste pour l'industrie pétrolière, ce dernier avait rejoint l'administration Bush comme conseiller pour l'environnement.
Selon la presse américaine, il s'est alors employé à minimiser dans les rapports scientifiques américains les conséquences du réchauffement climatique avant de démissionner à la mi-juin pour être embauché par le groupe pétrolier Exxon-Mobil.
Si George W. Bush risque de se retrouver isolé au G8 sur le thème du réchauffement climatique, il n'hésite cependant pas à citer certains de ses pays membres en exemple pour leur politique de l'énergie.
Pourtant peu populaire auprès de l'administration républicaine américaine, la France se voit ainsi montrée par le président américain comme l'exemple à suivre en matière d'utilisation de l'énergie nucléaire. |
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