Posté le: Mar Avr 19, 2005 1:29 pm Sujet du message: Récents séismes sur l'île d'Oléron et le Rochelais
Voici déjà un article de Sud Ouest (inaccessible en ligne maintenant) concernant le premier séisme qui a eu lieu le lundi 11 avril. J'avais appris la chose au JT de la 2.
ILE D'OLERON. -- C'est un séisme d'une magnitude de 4,1 sur l'échelle de Richter qui a secoué lundi soir l'île d'Oléron
Pascal Tiphaneau : « Une enquête macro-sismique va être lancée, certains habitants d'Oléron recevront un questionnaire »
PHOTO ABDEL-KRIM KALLOUCHE
Les vétérans n'ont jamais oublié le 7 septembre 1972. Ce jour là, Oléron avait soudainement réalisé que l'activité sismique n'était plus seulement un phénomène exotique. 5,5 sur l'échelle de Richter, et quelques impressionnants dégâts matériels, histoire de fixer les mémoires. Mais si les tremblements de terre font depuis longtemps partie du quotidien de l'île, les fortes magnitudes restent assez rares. Lundi soir, à 19 h 07, c'est donc avec surprise que les insulaires ont ressenti la première secousse. Trois à quatre secondes d'abord comparables à l'effet d'un métro passant sous vos pieds, selon la plupart des témoignages. « Nous étions en train de boire l'apéritif », raconte une habitante des Huttes, « très vite les murs de la maison ont bougé et les objets qui y étaient accrochés se sont mis à tanguer. C'était vraiment fort ». D'un bout à l'autre d'Oléron, on évoque aussi une réplique un peu plus faible cinq minutes plus tard.
« Une faille mystérieuse ». Evalué à 4,1 sur l'échelle de Richter par l'Observatoire des sciences de la terre basé à Strasbourg, le séisme aurait même été ressenti jusqu'à l'agglomération rochelaise. Toujours selon l'institut chargé de collecter toutes les données nationales relatives au sujet, son épicentre se situe par 45,95 degrés de latitude nord et 1,26 degré de longitude ouest, soit au nord-ouest de Marennes. Pourtant, une étude plus complète des relevés fournis par le sismographe installé à Saint-Pierre-d'Oléron pourrait en fait localiser l'origine de la secousse à une quinzaine de kilomètres à l'ouest au large de l'île d'Oléron. Car si les scientifiques connaissent relativement bien les subtilités du sous-sol charentais, les faiblesses des fonds marins restent en revanche plus obscures. « Tout le monde sait qu'il y a une faille en Charente-Maritime », explique Pascal Tiphaneau, technicien au centre littoral de géophysique de La Rochelle. « Mais elle est encore mal cartographiée, c'est un peu un mystère pour nous. Nous savons juste qu'elle est probablement dans l'axe de l'estuaire de la Charente. La tectonique est beaucoup moins précise ici que dans les trois autres régions françaises à sismicité modérée. Dans les Alpes par exemple, on sait que c'est l'Italie qui pousse. En Charente-Maritime, on ne connaît pas le moteur. »
Sismicité constante. Cette écorce terrestre, probablement lézardée en de nombreux points, permet à l'inverse de penser qu'ici, l'intensité des séismes n'atteindra pas les magnitudes enregistrées le long des grandes failles « solitaires ». Mais le risque n'est pas exclu, comme d'ailleurs celui d'une vague géante conjuguée à un fort coefficient de marée. « L'activité sismique est constante sur Oléron » (1), poursuit Pascal Tiphaneau, « mais l'échelle humaine ne nous permet pas encore de prendre suffisamment de recul pour savoir si un événement majeur ne pourrait pas, par exemple, se produire dans 50 ou 100 ans à La Rochelle ou bien sur l'île de Ré. Nous ne connaissons pas les réserves d'énergie qui se sont accumulées. »
Dans les prochains jours, l'Observatoire des sciences de la terre poursuivra ses investigations en adressant à toutes les mairies de l'île un questionnaire destiné aux particuliers. Une enquête macro-sismique systématiquement lancée dès lors qu'un séisme dépasse 3,5 degrés sur l'échelle de Richter. Elle devrait notamment offrir aux scientifiques une localisation définitive de l'épicentre. Aux dernières nouvelles, le marin de quart lundi au sommet du phare de Chassiron détiendrait la palme du plus gros sursaut (2).
(1) Le dernier séisme dans cette zone a été enregistré le 19 avril 2002 et avait atteint une magnitude de 3,5. Le plus puissant depuis 1980 a atteint une magnitude de 4,5, le 25 juin 2001. (2) La marine nationale occupe le phare de Chassiron. Les effets du séisme ont été particulièrement perceptibles en haut de l'édifice.
"La Rochelle et les îles d'Oléron et de Ré sont situées sur une zone de failles orientées nord-ouest/sud-est. Depuis 1568, date de la première secousse notifiée à La Rochelle, plus d'une centaine de séismes ont été recensés dans cette région, d'après le BRGM (Bureau de recherches géologiques et minières, un organisme public qui dépend des ministères de la Recherche, de l'Industrie et de l'Environnement)." AP
(Yahoo ! Actualités)
J'avais entendu parler du tremblement de terre plus important de 1972 (ma soeur avait même vu trembler notre maison ce jour-là ça doit faire drôle ! ). Mais quand ils parlent de "plus d'une centaine de séismes" on ne sait pas s'il s'agit de tous les séismes même les plus légers, ou seulement de séismes ressentis par la population voire destructeurs.
Posté le: Mar Avr 19, 2005 5:01 pm Sujet du message:
Me fais pas peur ! J'ai ma famille là-bas moi ...
La région est à risque au niveau sismique c'est vrai mais on n'est pas non plus à San Francisco. L'activité sismique est régulière. Mais la plupart des séismes passent inaperçus...
Le séisme de 1972 faisait 5,5 degrès de magnitude sur l'échelle de Richter. Ressenti jusqu'à Paris, il a quand même bien secoué le littoral charentais... et les esprits.
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