Le nouveau préfet de police de Paris, Pierre Mutz, a décidé, dès samedi soir, de déclencher le niveau 2 (sur une échelle de trois) de ce plan dans la capitale en raison d'une forte chute des températures, aggravée par un vent élevé, prévue par Météo-France en Ile-de-France à partir de dimanche soir.
Le premier niveau de ce plan est celui de la "vigilance et mobilisation hivernale". Le niveau 3 ("Froid Extrême"), déclenché lorsque les températures prévues sont inférieures à - 10 °, relève des plans d'urgence et de Sécurité civile, placés sous l'autorité des préfets, avec un mot d'ordre principal "Tout faire pour mettre à l'abri des personnes à la rue".
Le niveau 2 se concrétisera à Paris par un renforcement des patrouilles de police, des maraudes des associations et du Samu social de Paris, la mise en place de patrouilles de sapeurs-pompiers au retour de leurs interventions.
Le centre d'appels 115, numéro gratuit que les particuliers ou les SDF peuvent appeler, sera renforcé en personnel.Le nombre de places disponibles à Paris vont être revues à la hausse.
Le centre d'appels 115, numéro gratuit que les particuliers ou les SDF peuvent appeler, sera renforcé en personnel tandis que le nombre de places disponibles dans les structures d'accueils à Paris vont être revues à la hausse, tout comme leur durée d'ouverture.
Selon un chiffre du Samu social de Paris datant d'un an, la capitale compte entre 9.500 et 11.000 "grands exclus" (clochards) et quelque 30.000 marginaux.
En présentant le 10 novembre en Conseil des ministres, le plan hiver 2004-2005, la ministre déléguée à l'Intégration et la lutte contre l'exclusion, Nelly Olin, avait souligné que ce plan prévoit l'ouverture en France de plus de 8.000 places supplémentaires, dont 2.680 en cas de grand froid. 90.000 places sont disponibles toute l'année en accueil d'urgence et hébergement temporaire.
A Paris, avait ajouté Mme Olin, la priorité est de pérenniser les places d'accueil, en raison des difficultés rencontrées pour trouver des places en urgence. 1.200 places supplémentaires sont ouvertes en niveau 1 et 130 le seront en niveau 2.
Posté le: Sam Déc 18, 2004 7:43 pm Sujet du message:
Chute des températures: mobilisation pour les sans-abri en Ile-de-France
PARIS (AFP) - La baisse importante des températures prévues dans la nuit de dimanche à lundi entraîne le passage au niveau 2 ce week-end du plan d'urgence hivernal pour les sans-abri en région parisienne, a-t-on appris samedi auprès des différentes préfectures.
Après la tempête de vendredi, qui a soufflé sur l'Ouest, le Nord et l'Est de la France et a fortement touché l'Ile-de-France, Météo-France a prévu une forte chute des températures, aggravée par un vent élevé en Ile-de-France à partir de dimanche soir.
Déclenché vendredi soir en Seine-Saint-Denis et samedi après-midi dans le Val-de-Marne, il sera mis en place dimanche en Seine-et-Marne, à Paris (12H00), dans les Hauts-de-Seine (12H00), l'Essonne (12H00), le Val d'Oise (12H00) et les Yvelines (18H00).
Le plan d'urgence hivernal se compose de plusieurs niveaux. Le premier est activé à l'arrivée des premiers froids, le deuxième lorsque les températures prévues baissent entre - 5°C et - 10°C et le 3e lorsqu'elles chutent en dessous de - 10°C.
Le niveau 2 se concrétisera à Paris par un renforcement des patrouilles de police, des maraudes des associations et du Samu social de Paris, la mise en place de patrouilles de sapeurs-pompiers au retour de leurs interventions.
Le centre d'appels 115, numéro gratuit que les particuliers ou les SDF peuvent appeler, sera renforcé en personnels tandis que le nombre de places disponibles dans les structures d'accueil va être revu à la hausse, tout comme la durée d'ouverture.
Selon un chiffre du Samu social de Paris datant d'un an, la capitale compte entre 9.500 et 11.000 "grands exclus" (clochards) et quelque 30.000 marginaux.
En Seine-Saint-Denis, la préfecture a précisé qu'il s'agissait de "vérifier et recenser" toutes les places disponibles à l'accueil des sans-abris et de "sensibiliser" les personnes démunies.
Selon la préfecture, 150 places sont disponibles à tout instant dans le département.
Pour la Seine-et-Marne, des écouteurs supplémentaires seront mobilisés au 115, qui dispose d'un service mobile rattaché dont l'activité s'étendra de 15H00 (au lieu de 19H00) à 8H00 du matin, a expliqué la préfecture, sans préciser le nombre d'hébergements supplémentaires disponibles dans le cadre de ce plan.
Dans ce département, les maraudes seront plus fréquentes et l'ouverture de nuit de locaux dédiés à l'accueil de jour, ainsi que le recours à des chambres d'hôtel ont été envisagés, a-t-on ajouté.
Le plan hiver 2004-2005, présenté au conseil des ministres le 10 novembre par le ministre délégué à l'intégration et la lutte contre l'exclusion Nelly Olin prévoyait l'ouverture en France de plus de 8.000 places supplémentaires, dont 2.680 en cas de grand froid.
90.000 places sont disponibles toute l'année en accueil d'urgence et hébergement temporaire.
A Paris, avait expliqué Mme Olin, la priorité est de pérenniser les places d'accueil, en raison des difficultés rencontrées pour trouver des places en urgence. 1.200 places supplémentaires sont ouvertes en niveau 1 et 130 le seront en niveau 2.
Un SDF d'une soixantaine d'années est décédé samedi matin à l'hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris dimanche de sources policières. Lundi dernier, un sans-abri de 58 ans avait été retrouvé mort de froid dans une grange de Flixecourt (Somme), à proximité d'Amiens.
Le plan d'urgence hivernal compte trois niveaux. Le premier est activé à l'arrivée des premiers froids, le deuxième lorsque les températures prévues baissent entre - 5°C et - 10°C et le troisième lorsqu'elles chutent en dessous de - 10°C.
Voici la liste des départements concernés par le niveau 2 :
Aisne, Indre, Orne, Seine-Maritime, Loiret, Tarn-et-Garonne, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Territoire de Belfort, Vosges, Haute-Loire, Haute-Savoie, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Lozère, Vaucluse, Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine, Essonne, Val d'Oise, Yvelines, Seine-et-Marne, Paris. Le département de la Meuse est passé en niveau 3.
Selon un chiffre du Samu social de Paris datant d'un an, la capitale compte entre 9.500 et 11.000 "grands exclus" (clochards) et quelque 30.000 marginaux.
Sept mille six cents places supplémentaires sont disponibles à la suite du déclenchement du niveau 2 ("grand froid") du plan hivernal, a annoncé dimanche le service de presse de Nelly Olin, ministre à l'Intégration et à la Lutte contre la précarité et l'exclusion.
L e ministère précise que ces 7.600 places s'ajoutent 90.000 places ouvertes tout au long de l'année.
Pour la région Ile-de-France, dont tous les départements ont déclenché le niveau II à partir de dimanche, deux mille deux cents places seront ouvertes, s'ajoutant aux 24.800 places ouvertes toute l'année.
Selon un chiffre du Samu social de Paris datant d'un an, la capitale compte entre 9.500 et 11.000 "grands exclus" (clochards) et quelque 30.000 marginaux.
Plusieurs centaines de places sont mises à disposition des autorités à travers la France par le ministère de la Défense pour héberger les sans-abri, dans le cadre du "plan grand froid" (niveau 2), a indiqué le ministère dimanche dans un communiqué. D'autres installations (hangars, gymnases...) peuvent également être mises à disposition sur réquisition préfectorale.
Météo france prévoit un "net refroidissement attendu par le nord du pays dans la nuit de dimanche à lundi".En outre, le ministère de la Défense met à la disposition d'associations caritatives (Secours populaire, Croix-Rouge française, Restos du Coeur) des équipements de couchage (1.800 couvertures, 100 lits) et des vêtements (800 parkas, chandails et sous-vêtements).
Météo france prévoit un "net refroidissement attendu par le nord du pays dans la nuit de dimanche à lundi".
Le niveau 2 se concrétisera notamment par un renforcement des patrouilles de police et de gendarmerie et par des maraudes des associations afin de repérer les SDF dans les rues et leur proposer des abris.
Le centre d'appels 115, numéro gratuit que les particuliers où les SDF peuvent appeler, sera renforcé en personnels tandis que le nombre de places disponibles dans les structures d'accueil sera revu à la hausse, tout comme la durée d'ouverture.
Par ailleurs, Nelly Olin a décidé de déclencher dimanche soir l'opération "Baromètre du froid" jusqu'à mercredi.
Réalisée en partenariat avec Météo France, France Télévisions, TF1 et Radio-France, l'opération "Baromètre du froid" prévoit la diffusion de messages d'alerte dans les bulletins météo des ces médias "afin d'inciter chaque citoyen à signaler des personnes en détresse en appelant le 115" (appel gratuit), numéro d'urgence pour les sans-abri
Posté le: Dim Déc 19, 2004 8:08 pm Sujet du message:
Mise en place du plan d'urgence hivernal pour les sans-abri
PARIS (AFP) - Vingt-cinq départements, dont celui de Paris, sont passés ou vont passer dans les prochaines heures au niveau 2 du plan d'urgence hivernal pour les sans-abri en raison de la baisse des températures, a-t-on appris dimanche.
Le plan d'urgence hivernal compte trois niveaux. Le premier est activé à l'arrivée des premiers froids, le deuxième lorsque les températures prévues baissent entre - 5°C et - 10°C et le troisième lorsqu'elles chutent en dessous de - 10°C.
Voici la liste des départements concernés par le niveau 2 :
Aisne, Indre, Orne, Seine-Maritime, Loiret, Tarn-et-Garonne, Meurthe-et-Moselle, Moselle, Territoire de Belfort, Vosges, Haute-Loire, Haute-Savoie, Alpes-de-Haute-Provence, Hautes-Alpes, Lozère, Vaucluse, Gironde Seine-Saint-Denis, Val-de-Marne, Hauts-de-Seine, Essonne, Val d'Oise, Yvelines, Seine-et-Marne, Paris. Le département de la Meuse est passer en niveau 3.
Sept mille six cents places supplémentaires sont disponibles à la suite du déclenchement du niveau 2 ("grand froid") du plan hivernal, a annoncé dimanche le service de presse de Nelly Olin, ministre à l'Intégration et à la Lutte contre la précarité et l'exclusion.
L e ministère précise que ces 7.600 places s'ajoutent 90.000 places ouvertes tout au long de l'année.
Pour la région Ile-de-France, dont tous les départements ont déclenché le niveau II à partir de dimanche, deux mille deux cents places seront ouvertes, s'ajoutant aux 24.800 places ouvertes toute l'année.
Selon un chiffre du Samu social de Paris datant d'un an, la capitale compte entre 9.500 et 11.000 "grands exclus" (clochards) et quelque 30.000 marginaux.
Plusieurs centaines de places sont mises à disposition des autorités à travers la France par le ministère de la Défense pour héberger les sans-abri, dans le cadre du "plan grand froid" (niveau 2), a indiqué le ministère dimanche dans un communiqué. D'autres installations (hangars, gymnases...) peuvent également être mises à disposition sur réquisition préfectorale.
En outre, le ministère de la Défense met à la disposition d'associations caritatives (Secours populaire, Croix-Rouge française, Restos du Coeur) des équipements de couchage (1.800 couvertures, 100 lits) et des vêtements (800 parkas, chandails et sous-vêtements).
Météo france prévoit un "net refroidissement attendu par le nord du pays dans la nuit de dimanche à lundi".
Le niveau 2 se concrétisera notamment par un renforcement des patrouilles de police et de gendarmerie et par des maraudes des associations afin de repérer les SDF dans les rues et leur proposer des abris.
Le centre d'appels 115, numéro gratuit que les particuliers où les SDF peuvent appeler, sera renforcé en personnels tandis que le nombre de places disponibles dans les structures d'accueil sera revu à la hausse, tout comme la durée d'ouverture.
Par ailleurs, Nelly Olin a décidé de déclencher dimanche soir l'opération "Baromètre du froid" jusqu'à mercredi.
Réalisée en partenariat avec Météo France, France Télévisions, TF1 et Radio-France, l'opération "Baromètre du froid" prévoit la diffusion de messages d'alerte dans les bulletins météo des ces médias "afin d'inciter chaque citoyen à signaler des personnes en détresse en appelant le 115" (appel gratuit), numéro d'urgence pour les sans-abri.
Un SDF d'une soixantaine d'années est décédé samedi matin à l'hôpital Avicenne de Bobigny (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris dimanche de sources policières. Lundi dernier, un sans-abri de 58 ans avait été retrouvé mort de froid dans une grange de Flixecourt (Somme), à proximité d'Amiens.
Selon le ministère délégué, les 35 départements qui se trouvent en niveau 2 sont l'Aisne, l'Oise, le Nord, le Pas-de-Calais, la Somme, l'Eure, l'Indre, le Maine-et-Loire, la Mayenne, l'Orne, la Seine-Maritime, la Gironde, le Lot, les Deux-Sèvres, le Tarn-et-Garonne, le Jura, la Moselle, la Meuse, le Bas-Rhin, le Territoire de Belfort, les Vosges, la Haute-Loire, la Haute-Savoie, les Alpes-de-Haute-Provence, les Hautes-Alpes, la Lozère, le Vaucluse, Paris, la Seine-et-Marne, les Yvelines, l'Essonne, les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne et le Val-d'Oise.
En fonction des niveaux d'alerte, le plan "hiver" accentue la mobilisation des forces de l'ordre, services de secours et associations pour repérer les personnes sans domicile et l'ouverture de places supplémentaires dans les centres d'accueil.
"Aujourd'hui sur la France, avec le niveau 2, c'est 7.600 places supplémentaires qui s'ajoutent aux 90.000 places ouvertes tout au long de l'année", a expliqué lundi la ministre déléguée à l'Intégration, à l'égalité des chances et à la lutte contre l'exclusion Nelly Olin sur France Info.
"Il y a également le renforcement par moyens humains des équipes du 115 et des équipes mobiles et parallèlement (...), nous avons initié quelque chose de tout à fait nouveau cette année pour ceux qui vraiment refusent d'être hébergés une nuit entière", a-t-elle souligné.
"Nous avons réquisitionné via les préfets dans toutes les communes au-dessus de 10.000 habitants des mises à l'abri. C'est-à-dire que ce sont des petits accueils de relais qui permettent aux gens de se ressourcer un peu, de se mettre à l'abri, d'avoir une boisson chaude et d'y rester le temps qu'ils veulent".
Pour la troisième année consécutive, le ministère de la Défense participe en outre à la campagne d'hébergement du plan hiver, notamment en région parisienne. La caserne Gley, dans le nord de Paris, dont les capacités d'hébergement sont d'environ 250 personnes, "accueille déjà depuis plus d'un mois en moyenne 140 personnes par jour", a précisé le ministère dimanche dans un communiqué.
Par ailleurs, "plusieurs centaines de places sont mises à disposition des pouvoirs publics à travers la France, afin d'héberger les demandeurs d'asile ou les personnes sans domicile. D'autres installations (hangars, gymnases...) peuvent également être mises à disposition, sur réquisition préfectorale, en cas d'activation des phases 2 ou 3". AP
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